C'est l'heure du dernier coup de baguette pour le binoclard de Poudlard. En refermant Harry Potter et les reliques de la mort, les fans français vont devoir quitter définitivement le petit sorcier à lunettes. Dur...
Samedi et dimanche s'annoncent calmes chez les ados et les
Potter-amateurs. Au lendemain d'une sortie nocturne aux allures de grande fête pour le dernier tome de la saga de J.K. Rowling, les lecteurs vont se réfugier dans leur chambre et avaler le plus rapidement possible
les 816 pages du volume.
Avec 1,8 millions d'exemplaires d'ores et déjà disponibles en librairie sur les 2,3 tirés par l'éditeur Gallimard jeunesse, la fin des aventures du petit sorcier anglais est annoncée à l'avance comme un succès.
Succès, fin d'un très médiatique suspense sur le destin du jeune Harry (déjà bien éventé depuis la sortie en juillet de la version originale), mais
aussi trauma prévisible pour les plus mordus des moldus qui vont devoir dire au-revoir à leur héros. Pour de vrai. Le calme de la lecture devrait alors peu à peu laisser place à des larmes et des
soupirs, façon "fin d'une époque", "on a grandi avec" et "on n'en trouvera jamais un autre comme lui". (Ah la la, ma bonne dame... en plus, il ne fait pas beau !)
Du côté des adultes, les jours à venir se rempliront plutôt de débats philosophiques essentiels (Libé a ouvert la marche), de controverses fondamentales (un sorcier crypto-homosexuel, la belle affaire !) et autres débats sans fin. A vrai dire, au bout de sept tomes, on avait presque pris l'habitude.
Restent ceux qui voudront prolonger les aventures de leur héros à lunettes. Ceux-là pourront toujours se rabattre sur les "fanfictions", les parodies... ou signer une pétition pour forcer J.K. Rowling à écrire la suite.
Euh... bonne chance ?!


D'accord, le lancement d'une nouvelle formule est
un moment délicat pour un journal et ses lecteurs. Il faudra donc quelques semaines pour s'adapter au
D'abord, Alain Juppé. En n'étant pas élu député de sa circonscription, il se trouve contraint de démissionner de ce ministère aux compétences très élargies que Nicolas Sarkozy et François Fillon lui avaient confié. Cette défaite remet également en cause son retour en politique, qui semblait éclatant il y a un mois à peine. Certes, la mairie de Bordeaux est loin d'être un poste anecdotique, mais quel avenir gouvernemental pourrait-il avoir ?
L'autre victime de ces élections n'est autre que François Hollande. Si les socialistes s'en sortent bien mieux qu'ils n'osaient même l'espérer, le premier secrétaire du parti est en bien mauvaise posture. Il était clair depuis quelque temps qu'il allait payer la défaite de Ségolène Royal à la présidentielle (il avait d'ailleurs annoncé qu'il ne se représenterait pas à la tête du PS)... mais depuis hier soir, l'ancienne candidate est devenue officiellement sa rivale.
Le Béarnais a cru pouvoir rassembler en fondant le 10 mai le Mouvement démocrate. Succès mitigé, pour le moment, puisque les deux tiers de ses alliés à l'Assemblée nationale l'ont déjà abandonné.




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