Samedi 27 octobre 2007

C'est l'heure du dernier coup de baguette pour le binoclard de Poudlard. En refermant Harry Potter et les reliques de la mort, les fans français vont devoir quitter définitivement le petit sorcier à lunettes. Dur...



potter.jpgSamedi et dimanche s'annoncent calmes chez les ados et les Potter-amateurs. Au lendemain d'une sortie nocturne aux allures de grande fête pour le dernier tome de la saga de J.K. Rowling, les lecteurs vont se réfugier dans leur chambre et avaler le plus rapidement possible les 816 pages du volume.

Avec 1,8 millions d'exemplaires d'ores et déjà disponibles en librairie sur les 2,3 tirés par l'éditeur Gallimard jeunesse, la fin des aventures du petit sorcier anglais est annoncée à l'avance comme un succès.

Succès, fin d'un très médiatique suspense sur le destin du jeune Harry (déjà bien éventé depuis la sortie en juillet de la version originale), mais aussi trauma prévisible pour les plus mordus des moldus qui vont devoir dire au-revoir à leur héros. Pour de vrai. Le calme de la lecture devrait alors peu à peu laisser place à des larmes et des soupirs, façon "fin d'une époque", "on a grandi avec" et "on n'en trouvera jamais un autre comme lui". (Ah la la, ma bonne dame... en plus, il ne fait pas beau !)

Le week-end devrait donc profiter aussi à certaines industries et sociétés bien ciblées...


Du côté des adultes, les jours à venir se rempliront plutôt de débats philosophiques essentiels (Libé a ouvert la marche), de controverses fondamentales (un sorcier crypto-homosexuel, la belle affaire !) et autres débats sans fin. A vrai dire, au bout de sept tomes, on avait presque pris l'habitude.

Restent ceux qui voudront prolonger les aventures de leur héros à lunettes. Ceux-là pourront toujours se rabattre sur les "fanfictions", les parodies... ou signer une pétition pour forcer J.K. Rowling à écrire la suite.

Euh... bonne chance ?!
par Aymeric Christensen publié dans : Humeur(s)
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Vendredi 26 octobre 2007
Baby First, à peine apparue, est déjà vivement critiquée par des pédopsychiatres. Naissance d'une polémique.


Une chaîne de télé pour les bébés... mais qui a bien pu avoir une idée pareille ? En tout cas, trois spécialistes de la petite enfance réclament un moratoire et s'alarment des dangers d'un tel média.

Le "truc" s'appelle Baby First et s'incruste sur le bouquet CanalSat Family. C'est l'adaptation française d'une chaîne américaine (tiens, voilà qui est surprenant) qui vient s'ajouter aux quatorze canaux déjà réservés aux enfants dans notre pays. Un concurrent qui n'en est pas un, puisque la cible se situe entre 6 mois et 3 ans. Oui, vous avez bien lu...

Baby-First.png
Pour justifier l'entreprise, Guy Oranim (cofondateur et directeur général de l'antenne) s'appuie principalement sur l'argument de l'outil "ludo-éducatif et interactif". Argument réfuté par la psychologue Geneviève Djenati, citée par le Figaro : "Je ne vois pas où est l'interactivité, qui passe par définition entre deux personnes. Il n'y a aucune dimension affective. La télévision précoce donne des gamins addicts."

La critique de la fausse interactivité et l'inquiétude vis-à-vis de la dépendance à l'écran sont aujourd'hui reprises dans le texte publié dans Le Monde par Pierre Delion (pédopsychiatre), Bernard Golse (chef de service de pédopsychiatrie à l'hôpital Necker) et Serge Tisseron (psychanalyste).

"Il est à craindre que de jeunes enfants confrontés sans cesse aux écrans ne développent une relation d'attachement à eux qui les "scotchent" indépendamment de tout contenu."

Sous le logo coloré de la chaîne, une phrase annonce : "Regardez votre bébé s'épanouir". Et si on les y aidait, plutôt ? Comme on a toujours fait, d'ailleurs...

[Edit 28-10 : Sur LibéLabo, petit zapping sonore des programmes de Baby First...]
par Aymeric Christensen publié dans : Fraîches
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Vendredi 26 octobre 2007
Libé a changé depuis un peu plus d'une semaine. Au détriment de son identité ? Ce n'est pas Nata Rampazzo qui serait prêt à l'admettre...


D'accord, le lancement d'une nouvelle formule est un moment délicat pour un journal et ses lecteurs. Il faudra donc quelques semaines pour s'adapter au nouveau visage de Libération [PDF - 3,18 Mo]. D'accord. Mais bon...

Nous avons eu l'occasion de rencontrer ce matin Nata Rampazzo (le chirurgien qui a refait Libé), dans un cycle de rencontres organisées à l'ENSAD. Bilan : il parle beaucoup, il est très content de son travail et c'est quasi-inutile d'essayer de contester quoi que ce soit.

Quand quelqu'un a essayé de dire que cette nouvelle formule lui faisait penser à un gratuit, il s'est emporté en mettant cela sur le compte de notre oeil peu habitué à la couleur dans les journaux.

Les maîtres mots de l'intervention de ce matin étaient : "moins anxiogène", "utilisation du blanc", "typographie créée pour la communication".

Ce que Nata Rampazzo n'a pas eu l'air de comprendre, c'est que son Libé 2007 ne ressemble pas à "un gratuit" (en général), mais bien à un gratuit en particulier. Et que cette proximité graphique risque de jouer au détriment de l'identité jusque ici très forte du journal.
par Aymeric Christensen publié dans : Humeur(s)
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Dimanche 21 octobre 2007
Deux affiches extrêmement proches pour deux films indéniablement liés, ça pourrait sembler normal. Mais la ficelle de vente ressemble quand même à du gros cordage de marine !


Quand vous posez les yeux sur une affiche de cinéma, cela vous arrive-t-il d'avoir une très forte impression de déjà-vu ? Si oui, rassurez-vous : c'est normal. Rien d'autre qu'une méthode éhontée destinée à attirer notre attention sur un film en faisant appel à des souvenirs (a priori) bien enfouis...

J'ai quelques exemples en mémoire, qu'il faudrait que j'aille rechercher plus précisément, mais l'autre jour j'ai encore eu l'occasion de m'extasier devant l'originalité et la créativité d'une agence de pub.

Le film que l'on cherchait à vendre ? Jane, un portrait imaginaire de l'une des plus mordantes des romancières britaniques. (Non, Jane Austen, ce n'est pas de la littérature pour vieilles filles ; c'est juste de la très grande littérature.)

Le problème, maintenant : cette affiche ressemble plus qu'étrangement à celle d'une récente adaptation d'Orgueil & préjugés, oeuvre phare de... Jane Austen. Etonnant, non ?

Becoming-Jane-1.jpg               Pride---Prejudice.jpg

Ceci explique bien évidemment cela, mais c'est le genre de choses qui me donne un peu l'impression d'être pris pour une truffe.
par Aymeric Christensen publié dans : Coup d'oeil
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