Libé a changé depuis un peu plus d'une semaine. Au détriment de son identité ? Ce n'est pas Nata Rampazzo qui serait prêt à l'admettre...
D'accord, le lancement d'une nouvelle formule est
un moment délicat pour un journal et ses lecteurs. Il faudra donc quelques semaines pour s'adapter au nouveau visage de Libération [PDF - 3,18 Mo]. D'accord. Mais bon...
Nous avons eu l'occasion de rencontrer ce matin Nata Rampazzo (le chirurgien qui a refait Libé), dans un cycle de rencontres organisées à l'ENSAD. Bilan : il parle beaucoup, il est
très content de son travail et c'est quasi-inutile d'essayer de contester quoi que ce soit.
Quand quelqu'un a essayé de dire que cette nouvelle formule lui faisait penser à un gratuit, il s'est emporté en mettant cela sur le compte de notre oeil peu habitué à la couleur
dans les journaux.
Les maîtres mots de l'intervention de ce matin étaient : "moins
anxiogène", "utilisation du blanc", "typographie créée pour la communication".
Ce que Nata Rampazzo n'a pas eu l'air de comprendre, c'est que son Libé 2007 ne ressemble pas à "un gratuit" (en général), mais bien à un gratuit en particulier. Et que cette proximité graphique risque de jouer au détriment de l'identité jusque ici très forte
du journal.
La mise en page me fait plutôt penser à La Croix - avec qq couleurs en plus, et puis du rouge au lieu du bleu. Je doute que cette comparaison flatte ces messieurs de Libé., même si La Croix, comme chacun le sait, est un journal de gauche.
commentaire n° : 2
posté par :
Elle
le: 12/11/2007 22:46:26