Vendredi 26 octobre 2007
Libé a changé depuis un peu plus d'une semaine. Au détriment de son identité ? Ce n'est pas Nata Rampazzo qui serait prêt à l'admettre...


D'accord, le lancement d'une nouvelle formule est un moment délicat pour un journal et ses lecteurs. Il faudra donc quelques semaines pour s'adapter au nouveau visage de Libération [PDF - 3,18 Mo]. D'accord. Mais bon...

Nous avons eu l'occasion de rencontrer ce matin Nata Rampazzo (le chirurgien qui a refait Libé), dans un cycle de rencontres organisées à l'ENSAD. Bilan : il parle beaucoup, il est très content de son travail et c'est quasi-inutile d'essayer de contester quoi que ce soit.

Quand quelqu'un a essayé de dire que cette nouvelle formule lui faisait penser à un gratuit, il s'est emporté en mettant cela sur le compte de notre oeil peu habitué à la couleur dans les journaux.

Les maîtres mots de l'intervention de ce matin étaient : "moins anxiogène", "utilisation du blanc", "typographie créée pour la communication".

Ce que Nata Rampazzo n'a pas eu l'air de comprendre, c'est que son Libé 2007 ne ressemble pas à "un gratuit" (en général), mais bien à un gratuit en particulier. Et que cette proximité graphique risque de jouer au détriment de l'identité jusque ici très forte du journal.
par Aymeric Christensen publié dans : Humeur(s)
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