C'est l'heure du dernier coup de baguette pour le binoclard de Poudlard. En refermant Harry Potter et les reliques de la mort, les fans français vont devoir quitter définitivement le petit sorcier à lunettes. Dur...
Samedi et dimanche s'annoncent calmes chez les ados et les
Potter-amateurs. Au lendemain d'une sortie nocturne aux allures de grande fête pour le dernier tome de la saga de J.K. Rowling, les lecteurs vont se réfugier dans leur chambre et avaler le plus rapidement possible
les 816 pages du volume.
Avec 1,8 millions d'exemplaires d'ores et déjà disponibles en librairie sur les 2,3 tirés par l'éditeur Gallimard jeunesse, la fin des aventures du petit sorcier anglais est annoncée à l'avance comme un succès.
Succès, fin d'un très médiatique suspense sur le destin du jeune Harry (déjà bien éventé depuis la sortie en juillet de la version originale), mais
aussi trauma prévisible pour les plus mordus des moldus qui vont devoir dire au-revoir à leur héros. Pour de vrai. Le calme de la lecture devrait alors peu à peu laisser place à des larmes et des
soupirs, façon "fin d'une époque", "on a grandi avec" et "on n'en trouvera jamais un autre comme lui". (Ah la la, ma bonne dame... en plus, il ne fait pas beau !)
Du côté des adultes, les jours à venir se rempliront plutôt de débats philosophiques essentiels (Libé a ouvert la marche), de controverses fondamentales (un sorcier crypto-homosexuel, la belle affaire !) et autres débats sans fin. A vrai dire, au bout de sept tomes, on avait presque pris l'habitude.
Restent ceux qui voudront prolonger les aventures de leur héros à lunettes. Ceux-là pourront toujours se rabattre sur les "fanfictions", les parodies... ou signer une pétition pour forcer J.K. Rowling à écrire la suite.
Euh... bonne chance ?!

D'accord, le lancement d'une nouvelle formule est
un moment délicat pour un journal et ses lecteurs. Il faudra donc quelques semaines pour s'adapter au 

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