Jusqu'au 27 janvier 2007, une exposition à l'Hôtel de Ville laisse au dessinateur Jean Cabut, dit Cabu, le soin de croquer Paris et ses habitants.
Franchir le seuil de l'exposition "Cabu et Paris", c'est laisser derrière soi les rues anonymes pour retrouver la ville telle qu'on la connaît. Sur de grands panneaux à l'entrée, Paris devient un dessin familier, tandis que les mots du dessinateur nous accueillent et racontent : "Je suis arrivé à Paris en fin de matinée, en 1956, Gare de l'Est." Cabu nous entraîne derrière lui, court de quartier en monument, à travers des collages foisonnants et animés, pour dresser un large portrait de la capitale.
L'image qui transparaît de Paris est à mi-chemin entre l'imaginaire collectif et une sorte de portrait en miroir du dessinateur. Il affirme ainsi son amour des clubs de jazz ou de Saint-Germain-des-Prés et illustre l'atmosphère d'un Paris éternel, à peine entaché par quelques constructions modernes. Nostalgique mais plein d'humour, l'hommage en noir et blanc n'emprunte jamais les tons sépia d'un regard trop passéiste. Cabu relate par l'anecdotique et le mouvement les évolutions de la capitale, où les rôtisseries sont devenues des cabines à UV, où le Pont Mirabeau voit passer aujourd'hui plus de joggers que de poètes...
"Un coup de crayon vaut mieux qu'un trait d'esprit"
Organisée autour de six thèmes, comme autant de visages de la ville, l'exposition est d'abord constituée de 68 planches originales. Au milieu de ces collages de dessins de presse, des photos de l'artiste au travail, des affiches, et surtout de nombreux petits carnets qui semblent ouverts au hasard. Pour un peu, les croquis ressembleraient à des cartes postales, tant ils captent l'essence des endroits, identifiables au premier coup d'oeil. Vingt dessins inédits sont consacrés aux vingt arrondissements de Paris, et un film nous montre enfin Cabu déambulant un carnet à la main, facétieux et comme chez lui dans les rues de la ville.
Les visiteurs se penchent, sourient, montrent du doigt. "Un coup de crayon vaut mieux qu'un trait d'esprit", commente l'un d'eux. Certains regretteront peut-être le caractère trop politique de quelques croquis, mais peut-on reprocher à un caricaturiste de vouloir faire passer quelques messages ? En quittant l'Hôtel de Ville, le sourire d'un garnement de cinq ans aperçu sur l'une des photos nous revient en mémoire, tandis que la voix de Jean Cabut tente un bilan de la promenade : "50 ans plus tard, les couleurs n'ont pas passé. J'ai toujours 17 ans. Alors, qu'est-ce qui a changé ? Ah oui : je suis peut-être devenu Parisien !"
(Photo : Cabu.)

Une salle des pas perdus paisible a de quoi étonner. C’est pourtant le spectacle qui s'offre aujourd'hui aux voyageurs égarés dans le vaste hall de la gare du Nord, à Paris. Eparpillés de-ci, de-là, parfois regroupés à deux ou trois autour de points de chauffage, les rares usagers à s’être déplacés semblent prendre leur mal en patience, la mine tout de même un peu lasse. Il est vrai qu’Internet permet aujourd’hui de mieux anticiper les mouvements sociaux.
"Beaucoup nous contactent pour nous signaler des personnes dans la rue, constate Thomas, agent de police dans un commissariat de quartier. Nous leur disons de contacter le 115, mais nous pouvons aussi envoyer la BAPSA (Brigade d'Assistance aux Personnes Sans-Abri). Nous avons nos propres centres d'hébergement. Pour les cas les plus préoccupants, il y a aussi l'hôpital." Le Samu social n'est pas encore devenu un vrai réflexe.
Par rapport au rythme d'hiver, le centre marche au ralenti. La rotation des lits est moins importante, les prises en charge plus longues. Ce qui permet d'augmenter la dimension relationnelle et sociale en aidant les patients pour des problèmes administratifs, par exemple. "Nous avons six lits vides sur 75, précise Blandine. C'est beaucoup, mais ça permet aussi d'apporter des soins différents."
Donc, le comédien Philippe Noiret nous a quittés. La nouvelle s'est répandue, les journaux en ont fait leurs titres, un vent d'hommages s'est soudain levé sur la France. Un vent tout à fait justifié, certes, mais comme toujours quelques rafales de superlatifs ont insufflé à l’ensemble un soupçon d’artifice. Inutile de le regretter : c’est le sort réservé à tous nos prestigieux disparus.
La formule de "nouveau James Bond" n’aura jamais été aussi juste. Dans Casino Royale, l’agent 007 ne revient pas, il renaît.
Autre avantage d’un tel argument : une bonne partie des références-clés de la saga sont très intelligemment réinventées. A commencer par la séquence du "gunbarrel", qui ouvre traditionnellement les aventures de l’espion, ici introduite de façon ingénieuse. L’Aston Martin DB5 ou encore le vodka-martini (au shaker ou à la cuiller, à votre avis ?) sont aussi de la partie, oscillant entre le clin d’œil et la remotivation pure et simple. Et la fameuse réplique, celle qui introduisit Sean Connery dans Dr. No et fut reprise ensuite dans chaque film ? Martin Campbell s’offre le luxe d’en proposer la version la plus intense (et jubilatoire) depuis… eh bien, depuis Dr. No, justement !
Le choix de comédiens solides présente un autre avantage : celui de rendre la tension palpable au fil des dialogues, parfois plus encore qu’au milieu des scènes d’action. A ce titre, la partie de poker au Casino Royale est un sommet de suspense, rappelant par son intensité silencieuse les meilleurs instants de la partie de golf dans Goldfinger. D’autres moments marquants parsèment le film, à l’image de la scène de la douche, déchirante, ou de celle de torture, difficilement soutenable. Autant de passages qui donnent à ce vingt-et-unième épisode de la série une saveur unique.
La presse française vue par un écrivain américain, pourtant réputé "franco-phile"… Dans l’édition du Monde des Livres datée du 17 novembre 2006, Jonathan Littell, Grand Prix du roman de l’Académie française et Prix Goncourt pour Les Bienveillantes (Gallimard), déclarait :
La Sorbonne a décidé de relancer sa carrière cinématographique. Si, jusqu’ici, elle n’accueillait que cinq ou six tournages par an, le rectorat de Paris devrait à l’avenir se montrer "moins regardant" sur les projets, selon Nicolas Boudot, chargé de la communication. Ce choix a été fait afin de rééquilibrer le budget, mis à mal par les réparations nécessaires après les occupations liées à la crise du CPE, en février 2006.


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